Aperçu du travail en psychothérapie
« Se rapprocher de soi ;
Connaître ce monde intérieur qui nous habite. »
Même s'il nous affecte et nous tourmente à l'occasion beaucoup plus que nous ne le souhaitons, il ne serait pas tellement approprié de chercher à abolir ce territoire psychique ou mental qui nous traverse et que nous habitons. N'est-il pas plus à propos de l'explorer comme un territoire qui justement compte pour nous puisque il fonde notre singularité et qu'en son sein quelque part s'y joue notre désir - ou notre dynamique désirante ? Si ce territoire comporte des limitations et des contraintes d'un côté, il recèle par ailleurs des potentialités qu'il peut nous paraître opportun de repérer. Encore faut-il être quelque peu habité par le désir de savoir à propos des unes et des autres.
L’espace de travail aménagé pour une psychothérapie peut varier beaucoup d’une personne à l’autre. En fait, cet espace de travail (cadre, fréquence, dimensions techniques et objectifs visés) peut par exemple être très voisin du cadre thérapeutique qui est celui d’une psychanalyse classique (se référer à la rubrique au menu). Par contre il peut s’en distinguer passablement. Ainsi une psychothérapie de support se déroulera différemment, une psychothérapie plutôt à court terme également. Bien que d'autres cas de figure existent dans notre pratique, nous dirions que c'est la plupart du temps des suivis de moyen et de long terme que nous entreprenons avec nos patients.
Ce qu’il faut retenir ici, c’est qu’au moment des premières séances dites parfois d’évaluation, le thérapeute, après avoir entendu la demande du patient (de la patiente), proposera un cadre qui lui semble convenir à la situation particulière, aux motifs particuliers de la consultation, à l’investissement personnel et financier que la personne qui consulte est prête à consentir. Et s’il ne voit aucune possibilité d’aménager quelque cadre que ce soit, le psychothérapeute (l’analyste) en fera part également. Quant à la forme de travail thérapeutique qui se mettra en place, il s’agit toujours d’un échange spontané de paroles, se répétant d’une manière régulière et suivie, de semaine en semaine. En compagnie du professionnel attentif, le patient (la patiente) se met en situation d’introspection fine de lui-même (d’elle-même), ce qui a pour visée :
- d’apprendre quelque chose sur soi-même ;
- de se rendre compte d'un certain nombre de données fondamentales - conscientes et inconscientes - nous constituant ;
- de faire des liens entre les difficultés rencontrées aujourd’hui et certaines expériences ou certains modes relationnels vécus au cours de l’enfance et de l’adolescence ;
- de repérer ce qui se répète dans sa propre vie, apparemment malgré soi (ce qui n’est parfois qu’un leurre) ;
- d’analyser de manière très précise certaines attitudes, conscientes ou non, et d’en répertorier les tenants et aboutissants (ou conséquences) ;
- de développer avec l’aide du psychologue (et psychanalyste apprenant peu à peu à connaître celui, celle, qui lui parle) d’autres manières de voir sa situation personnelle, son expérience intime, de même que le monde qui nous entoure ; de développer d’autres attitudes par rapport aux choses et aux gens par voie de conséquence ;
- de questionner certains choix de vie déjà faits ou à faire.